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Good girls go to heaven, bad girls go to London

VIP-Blog de la_passionata
  • 2 articles publiés
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  • Créé le : 31/05/2007 21:35
    Modifié : 19/06/2007 00:06

    Fille (22 ans)
    Origine : Londres
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    L'anglais et le rite du thé

    19/06/2007 00:06

    L'anglais et le rite du thé


    Le Londonien et par extension l’Anglais en général voue un culte sans borne à la préparation du thé. C’est un rite qu’il renouvelle plusieurs fois par jour voire même à toute heure du jour et de la nuit. Le rituel commence en général par une arrivée en fanfare dans la cuisine et le Londonien demande alors à la cantonade : - « Does anybody want a cup of tea ? » Cette phrase peut même parfois se résumer à un retentissant : « cup of ?? ». Selon les réponses positives ou négatives reçues des étages, le Londonien (ou la Londonienne) sort religieusement les tasses du « cupboard » et met de l’eau à chauffer en conséquence. Les quinze boites de thé différentes le plonge alors dans la consternation… Car il connaît les goûts de chacun en matière de thé et il sait lequel le prendra avec du miel (ô sacrilège) ou sans sucre. Chacun sait que le Britannique aime son thé avec un nuage de lait et après vérification, c’est vrai !!! Après de longues tergiversations, il s’est enfin décidé pour son thé préféré (il est très prévisible) et peut enfin balancer dans les tasses de chacun le sachet de thé qui leur est destiné. Il dispose ensuite celles - ci avec des moyens mnémotechniques digne de la plus grosse mémoire du monde pour ne pas se tromper dans l’attribution des tasses. Inutile de préciser que pendant ce temps, l’eau a réduit de moitié mais bon, il estime qu’il en reste assez donc il sert… Et bien sûr, tout l’art de la préparation du thé à l’anglaise réside dans le fait que, même si l’eau a réduit d’au moins la moitié, il en reste assez pour remplir toutes les tasses (il a une chance de …). Il laisse les sachets faire trempette pendant deux minutes dans les tasses et, armé d’une petite cuillère, il entreprend d’enlever les sachets un par un. Je tiens à préciser pour les incultes que les sachets de thé anglais n’ont pas de ficelle, il faut donc aller les repêcher. Suite à ça, il distribue à chaque tasse ses attributs (lait en général) et vu que personne ne se bouge pour venir chercher son breuvage, il est obligé de faire la distribution lui – même, ce qui l’amène à se promettre de ne plus jamais faire l’erreur de proposer du thé dans le futur. Cela va sans dire que dans deux heures au maximum, il sera de nouveau à demander si quelqu’un désire une « cup of »…




    Un petit craquage...

    18/06/2007 23:23

    Un petit craquage...


    Voila ce qui m'est passé par la tete ce jour béni en l'an de grace 2007 ou, etant partie de Londres a la bonne heure, mon premier train pour new haven de Hayward heath fut annulé. Si j'avais été superstitieuse, ca m'aurait mit la puce a l'oreille mais non, j'ai gentiment attendu le 2eme en me disant que j'avais assez de temps. Et en effet, une demi heure avant le depart de mon ferry, mon train entrait en gare... pour que je reste bloquée dedans alors que les portes du wagon ne s'ouvrent pas.  A la gare d'apres, j'ai été frapper a la porte des gens pour qu'on m'appelle un taxi ou qu'on me reconduise. Et bah non, c'etait pas possible. Alors je ne vous raconte pas la crise quand on m'a dit qu'il fallait que je passe la nuit dans le port (rien aux alentours, meme pas un café) et quand j'ai appelé mon mec pour qu'il me reponde d'écosse dans une voiture survoltée par fleetwood mac a donf (les jackies anglais sont spéciaux sur leurs choix musicaux). Apres m'avoir gentiment dit qu'il ne pouvait pas me parler vu qu'il ne m'entendait pas (non vraiment ?!?), il me raccroche a la gueule en m'assurant de m'envoyer un texto avant d'aller se coucher. Amen. Heureusement ma mere est très compréhensive et est venue recupérer sa fille en pleurs, qui n'a pas dormi et qui a perdu 7 kilos dans les 4 dernieres semaines a 6h30 a dieppe. Y a des semaines ou c'est pas votre jour...  

    J’accuse :

                     J’accuse les gens, tous ces individus qui m’entourent, d’individualisme. Tous mes contemporains, plus cons que temporains et encore moins intemporels, sont sur le banc des accusés dans le tribunal de ma conscience pour les chefs d’accusation d’individualisme et d’égoïsme qui défient toute concurrence. J’accuse le papi qui du haut de ses soixantes ans, m’a devisagée quand je suis arrivée en pleurs à sa porte. Le problème était simple, un ferry à prendre, en retard et me voilà qui demande le numéro d’un taxi à des inconnus. Il m’a renvoyé sans le moindre scrupule vers la gare la plus proche en me disant que le train allait arriver. Sachant que le port était à 3kms, la perspective de conduire une française en goguette et perdue sur les rives anglophone de la manche aurait pu le sortir de son désert affectif, du moins le temps du trajet. Mais non, il me manquait probablement les cameramen de la course au trésor parce que moi, personne ne m’a proposé de me conduire et j’ai raté mon ferry.

                     J’accuse les riches d’être trop riche et les pauvres de pas avoir assez de fierté. Elle est belle la donation à une œuvre de charité quand elle s’effectue du fond d’un canapé trois pièces en cuir acheté plein pot au salon de la peau de vache de 2003. Quel élan de générosité (déduit de vos impôts payable en 3 fois sans frais), quel sens de sacrifice (étendre le bras pour attraper le téléphone sans fil qui poiraute loin de sa base), quel acte d’humilité que dis-je (que veux tu Simone, on se passera de caviar pour le diner avec les Durand, il faut savoir partager) !!! Il est facile de tendre la main dans le métro et être agressif quand la personne n’a pas de monnaie et qu’on accepte pas les cartes bleues. Par contre quand il s’agit de gagner quelques piecettes en montant mon sac de voyage soixante-dix litres en haut des escaliers, il n’y a plus personne. D’ailleurs ce jour-là, un femme enceinte d’au moins 10 mois m’a proposé de m’aider à porter le dit sac. Eh les hommes on se réveille !! Je continuerai à attendre des males un peu de compassion tant que les femmes seront payées en moyenne 78% du salaire des hommes et tant que le record du monde de soulevage de coton-tiges géants ne sera pas détenu par une représentante du sexe faible.

                     J’accuse également le manque d’intérêt que les gens semblent porter à leurs semblables (pitié, dites moi qu’on est quand même un peu différents). Si une personne pleure dans le métro, on voit des sourcils se crisper parce qu’elle renifle bruyamment. Un kleenex, une petite tape sur l’épaule et ça repart. Il y a encore pas si longtemps – l’époque où j’avais encore foi en la race humaine – je pensais que les gens n’en avaient cure que les autres souffrent du moment qu’ils n’étaient pas au courant. Mais en fait c’est encore pire que ça. Le malheur des autres les laissent froids pourvu que ça ne les touche pas ou qu’ils ne se sentent pas concernés. Dans le cas contraire, ne pas attendre de sympathie. Vous souffrez ? Et bien au moins ayez la décence de le faire en silence et sans témoin.

                     Nous vivons à l’heure du chacun pour soi et je ne crois pas qu’il y ait assez de Dieu pour tous. Envolée la belle vie dans les villages où les gens se connaissent et s’invitent pour le café. De nos jours, si le voisin de palier vient frapper, on s’arrange pour avoir la batte de base-ball ou le club de golf à porté de main. Qu’on ne vienne pas s’étonner après des violences dans les rues. On nous montre à nous les gosses l’image d’une société de consommation où la personne en face n’est pas un être humain mais un concurrent potentiel aux prochaines soldes de chez Lanchon. Tue avant que l’on ne te tue. La loi de la jungle, Darwin battu sur son propre terrain. Bien sûr que l’espèce la plus forte résistera mais on a tous fait l’erreur de croire que l’on avait évolué. En fait non, on a juste changé de forme, mais on est toujours les bêtes sauvages, charognardes et solitaires de nos débuts. Sauf qu’on marche sur deux jambes et que l’on sait se servir d’un ordinateur. Le belle affaire.

                      En vouloir est un chose dans la vie. L’ambition peut avoir du bon mais seulement quand elle reste dans les limites du raisonnable. Et non, il n’est pas raisonnable de pousser les gens à la limite de passer sur les rails du train juste pour avoir la place près de la fenêtre.






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